Biologie Moléculaire
L’unité de biologie moléculaire est une unité de diagnostic comparable à l’unité de virologie ou de bactériologie.
Son activité est focalisée sur la détection des agents pathogènes responsables de maladies qui ont un impact sur la fertilité, de maladies à transmission vénérienne voire de maladies générales dont les agents responsables peuvent être excrétés dans la semence et contaminer les vaches au moment de l’insémination.
Contrairement aux autres services du laboratoire qui recherchent directement les agents pathogènes eux-mêmes (virologie, bactériologie) ou les anticorps spécifiques de ces agents (séro-immunologie), l’activité de biologie moléculaire est concentrée sur la détection du génome des agents pathogènes dans les échantillons biologiques à analyser.
Cette technique présente donc également l’intérêt d’être très rapide, puisqu’un agent pathogène peut être mis en évidence en quelques heures en PCR, alors qu’il faudrait parfois plusieurs mois si on utilisait une technique bactériologique par exemple. Après une phase d’extraction des acides nucléiques recherchés (ARN ou ADN), une polymérisation en chaînes (PCR) est réalisée en présence d’amorces dont les séquences nucléotidiques sont identiques aux acides nucléiques cibles.
Cette opération est rendue possible par des cycles successifs réalisés à différentes températures en présence de l’enzyme polymérase et des nucléotides qui vont permettre l’amplification de l’acide nucléique de l’agent que l’on veut mettre en évidence.
Cette technique est très sensible car elle permet de fabriquer plusieurs millions de copies de l’acide nucléique de l’agent recherché, même si l’échantillon de départ ne contenait que quelques copies qui n’auraient pas pu être détectées par les techniques conventionnelles.
Après amplification, l’ADN est mis en évidence par des techniques complexes qui permettent de détecter sa présence mais également de le caractériser et d’en apprécier la quantité.
